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Attention : Sexe non protégé, virus à la clé sur Android

Sécurité : Des chercheurs en sécurité de Kaspersky Lab ont découvert qu'un quart des malwares Android utilisaient le porno comme appât.

 

Si vous possédez un appareil Android, réfléchissez-y à deux fois avant de regarder du porno.

Kaspersky Lab, une société russe de cybersécurité, a découvert qu'au moins 1,2 million de personnes avaient été confrontées l'an dernier à des logiciels malveillants cachés dans du porno sur le système d'exploitation Android de Google, selon un rapport publié mercredi. C'est environ un quart des 4,9 millions de personnes infectées par un malware sur les terminaux Android en 2017, selon l’éditeur.

Porno et malware : couple à risque

L’utilisation du porno pour inciter des victimes qui ne se doutent de rien à cliquer sur un logiciel malveillant est un procédé assez répandu. Un groupe cybercriminel a utilisé de fausses applications porno pour extorquer 892.000 dollars en 2017 à plus d'un million de téléphones Android. Et un réseau de 90.000 bots a spammé Twitter avec du porno conduisant à un faux site Web.

Les chercheurs de Kaspersky Lab rappellent que le porno a été utilisé pour installer du malware « pratiquement dès les débuts du contenu en ligne pour adultes. »

Sur ordinateur, les experts en sécurité de l’éditeur ont identifié plus de 300.000 logiciels malveillants pornographiques. Mais ce ne serait rien en comparaison des malware détectés sur les terminaux mobiles. L'équipe a trouvé 23 différents types de logiciels malveillants conçus pour les appareils Android, tous s'appuyant fortement sur le porno comme leurre. Ces programmes comprenaient ransomware et chevaux de Troie en quête d’un accès à votre compte bancaire et pourvoyeurs de faux abonnements.

Google n’a pas souhaité réagir à cette étude. Les résultats de Kaspersky Lab ne concernent pas les terminaux mobiles utilisant le logiciel iOS d'Apple.

La majorité des problèmes de malware identifiés étaient des chevaux de Troie de type « clicker ». Ceux-ci ouvrent des pages et cliquent sur des publicités sans que la victime n’en soit alertée. L'attaquant peut ainsi gagner de l'argent via les publicités cliquées.

Privilégier porno de confiance et Google Play Store

L’utilisateur ciblé voit lui en revanche l’autonomie de son téléphone se dégrader et sa consommation de données croître sans raison apparente. Dans un cas, une application de logiciel malveillant utilisait plus de 100 Mo de données en l’espace d’une seule nuit au travers de son activité publicitaire.

Kaspersky Lab indique avoir repéré plusieurs cas où des chevaux de Troie cliquables avaient été téléchargés à partir de sites pornographiques, mais également trouvés dans de fausses applications et des lecteurs vidéo.

La plupart des ransomware sont de fausses applications pornos et changent le mot de passe du terminal des victimes. Pour récupérer l’accès à celui-ci, elles doivent en contrepartie payer une rançon aux pirates.

« L’élément le plus effrayant concernant le ransomware mobile est que ces chevaux de Troie changent (ou définissent) au hasard le code PIN de l'appareil. Ainsi, même si l'utilisateur peut supprimer le cheval de Troie, le téléphone restera verrouillé » détaille dans un billet de blog l’équipe de Kaspersky.

Les applications pour adultes ne sont pas autorisées sur le Google Play Store. Le géant annonçait cette semaine avoir supprimé 700.000 applications en 2017 qui enfreignaient sa politique. Selon Kaspersky, nombre de ces applications malveillantes peuvent provenir de magasins tiers, et recommande donc de s'en tenir à des sources officielles comme la boutique d’apps de Google.

La société de sécurité recommande également d'utiliser uniquement des pages de confiance pour accéder à du contenu destiné aux adultes.

Article "Here’s why you should avoid porn on Android phones" traduit et adapté par Christophe Auffray, ZDNet.fr

Lire - Ransomware sur Android ? Vous craignez plus de prendre la foudre, deux fois

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1 réponse
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  • Rien d'étonnant à cela, le porno est interdit sur les stores officiels comme le Play Store, sans parler de l'app store pour les mobiles iOS...

    Les amateurs de porno n'ont donc que le choix d'aller sur des stores parallèles qui ne concernent évidemment qu'Android ! Un choix forcément risqué puisque ces stores n'ont pas du tout les mêmes règles que les stores "officiels", et les hackers en tout genre profitent de la crédulité des utilisateurs pour balancer un paquet de véroles avec des apps souvent bidons... (simple visionneuses reliées aux vidéos des grands sites du secteur sur le web)
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