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Un écosystème numérique pour l’Europe

Tribune : Le numérique remodèle profondément le monde qui nous entoure. Mais rien ne serait possible sans les réseaux. Le challenge pour l'Europe est de concevoir les nouveaux modèles de déploiement d’infrastructures qui lui permettront d’entrer dans une nouvelle ère.

Le numérique remodèle profondément le monde qui nous entoure. La question n’est plus de savoir si cette transformation est inévitable mais de comprendre comment elle a déjà changé nos vies et d’anticiper les mutations qui s’annoncent.

Rien de cela ne serait possible sans les réseaux qui irriguent nos régions et nos villes. Des réseaux hétérogènes (HetNets) où s’interconnectent réseaux fixes et mobiles, l’ADSL, le satellite ou la fibre, et qui permettent à l’information de circuler rapidement et sans heurt. Des réseaux dont la qualité et le déploiement sont au cœur des enjeux économiques et politiques de demain. Des réseaux qui, enfin, conditionneront la compétitivité et le développement équilibré des territoires qui forment l’Europe.

Il y a seulement vingt-cinq ans, seuls les militaires et les universitaires étaient « connectés ». Aujourd’hui être connecté est devenu une évidence et une exigence pour la plupart d’entre nous. Désormais, les smartphones sont partout et il se vend plus d’abonnements qu’il n’existe de consommateurs. D’ici 2020, on estime que plus de 50 000 millions d’objets connectés* seront actifs. On imagine les problématiques d’exploitation et d’acheminement que cela entrainera. Idem avec l’émergence de la 5G. Si elle va permettre la généralisation de nouveaux usages et métamorphoser l’expérience des utilisateurs, elle impose aussi de développer un écosystème et des infrastructures capables de répondre à une consommation de données rapidement multipliée par 4 ou 5.

Pour un réseau plus dense, équilibré et partagé

Au cours des cinq prochaines années, le volume de données mobiles qui circulent devrait croître de 600 %. Un chiffre qui donne la mesure des investissements qu’il va falloir consentir en matière d’infrastructures tout en tenant compte de cycles technologiques de plus en plus courts. On le voit, un des principaux enjeux pour l’écosystème des télécoms sera de faire émerger des modèles économiques innovants, sachant trouver le bon équilibre entre OPEX et CAPEX.

Néanmoins, les principaux challenges auxquels nous faisons face sont déjà bien identifiés.  Nous l’avons dit, la généralisation du digital et de nouveaux usages nous oblige à garantir une couverture réseau de qualité sur l’ensemble du territoire. Le haut débit, des délais de latence réduits sont aujourd’hui des standards pour tous. Et que dire de la sécurité, hautement stratégique pour les entreprises, politique pour les pouvoirs publics et les citoyens.

Pourtant, il s’agit là moins d’un enjeu « technologique » que de l’aboutissement d’une décision concertée des parties prenantes. Small cells, DAS, les solutions existent déjà. Il est temps que les opérateurs s’interrogent sur le choix qui s’offre à eux : déployer des infrastructures dont ils sont propriétaires et les seuls bénéficiaires ou mutualiser celles-ci en s’appuyant notamment sur des opérateurs d’infrastructures indépendants ?

Lors du dernier Mobile Wold Congress (MWC) de Barcelone, Sunil Bahri Mittal, le président du GSMA, a ainsi insisté sur le nécessité de changer de modèle. Selon lui, le déploiement de réseaux propriétaires a vécu. Les opérateurs spécialisés dans les réseaux doivent prendre une place centrale pour permettre de maximiser l’utilisation des réseaux et des capacités installées mais aussi d’optimiser la compétitivité de tous les acteurs.

Le déploiement d’infrastructures ne peut pas être un frein. Il doit, au contraire, être un catalyseur d’innovation et inciter les opérateurs à se concentrer sur le cœur de leur valeur ajoutée : les contenus et les services notamment. Il est désormais plus pertinent de partager que de posséder, de réduire son CAPEX pour libérer de nouvelles ressources pour l’innovation et de nouveaux services.

Faire émerger l’Europe digitale passera par une coopération étroite entre les parties prenantes – administrations et opérateurs –et devra déboucher sur le déploiement d’infrastructures plus denses et garantissant un accès homogène à tous les citoyens européens.

Un pari européen

Depuis l’adoption du nouveau code européen des communications électroniques en 2016, garantir aux citoyens européens une connexion continue est enfin considéré comme un défi pour la compétitivité et l’attractivité de l’Europe et un enjeu politique majeur, celui de l’inclusion numérique de l’ensemble des citoyens.

Les institutions européennes prônent le déploiement de réseaux haut débit via des infrastructures neutres et partagées. Pour y parvenir, elles vont devoir encourager et faciliter les investissements nécessaires à l’émergence de réseaux de nouvelle génération.

Cela passe par un environnement favorable à l’innovation et une saine concurrence entre et au sein des vingt-huit états membres. Cela passera aussi par une collaboration renforcée entre public et privé.

Le challenge est donc de taille : concevoir les nouveaux modèles de déploiement d’infrastructures qui permettront à l’Europe d’entrer dans une nouvelle ère. Une ère de mobilité totale, sous le signe de la sécurité et de services renforcés. Car, au-delà des progrès technologiques et de nouveaux usages induits notamment par l’arrivée de la 5G et des objets connectés, c’est bien de progrès économique et social dont il s’agit. L’heure est venue de bâtir cet écosystème digital européen, unique et intégré, que tous les acteurs appellent de leurs vœux. Plus concurrentiel et enfin libéré de toute complexité règlementaire.

Tribune proposée par Tobias Martinez, PDG de Cellnex Telecom

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1 réponse
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  • si ça fait comme ce fameux (fumeux ?!?) concurrent du GPS dont on ne se souvient au final plus du nom (lol) alors qu'il devait "casser la baraque", on est mal
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