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Vivendi est un "mauvais" actionnaire pour Telecom Italia


Business : Vivendi n'est pas apprécié pour ses projets et son attitude en tant qu'actionnaire. Pour le ministre italien de l'industrie, l'entreprise est indiscutablement un "mauvais" investisseur pour l'opérateur national, Telecom Italia. Une bataille se prépare pour la prise de contrôle.

 

Vincent Bolloré n'est pas connu pour ses manières douces dans le monde de la finance. Et à la tête de Vivendi, l'homme a mené plusieurs opérations boursières jugées agressives. S'il a récemment renoncé à Ubisoft, ce n'est pas sans récolter au passage une plus-value de plus d'un milliard d'euros.

En Italie, le corsaire est également à la manœuvre au sein de Telecom Italia. Vivendi est ainsi devenu en 2015 un actionnaire de référence de l'opérateur. Ses méthodes et ses projets pour l'entreprise ne font cependant pas l'unanimité, notamment au sein de la classe politique italienne.

Bataille au sommet

Interrogé par La Repubblica, le ministre italien de l'industrie, Carlo Calenda, ne s'est d'ailleurs pas privé de dire tout le mal qu'il pensait de Vivendi. "Vivendi a été un très mauvais actionnaire et l'Italie a besoin d'un réseau unique fort, capable de mobiliser des investissements" juge le ministre.

"Je suis favorable aux investissements étrangers, mais cela ne veut pas dire rester inerte quand ils (veulent) détruire la valeur plutôt que la créer, surtout quand, en jeu, il y a un intérêt national" ajoute Carlo Calenda, cité par l'AFP.

Le gouvernement italien devrait peser en faveur d'un changement de gouvernance au sein de Telecom Italia. L'Etat est entré au capital au travers de l'équivalent français de la Caisse des Dépôts. Il pourrait soutenir l'initiative du fonds activiste Elliott, qui dénonce la mauvaise gestion de Vivendi.

Monté au capital de l'opérateur, Elliott réclame le remplacement de six membres du conseil d'administration "par des personnalités italiennes connues du monde des affaires." Le vote interviendra le 24 avril lors de l'assemblée générale des actionnaires. C'est un bras de fer qui se joue donc avec Vivendi.

"L’entrée au capital d’une entreprise italienne majeure s’inscrit dans la stratégie développée par Vivendi qui prend pied dans un pays partageant une même culture latine et ayant des racines identiques aux siennes" défendait le Français quelques années plus tôt.

La bouture n'a semble-t-il pas donné les résultats attendus. Le gouvernement italien et d'autres investisseurs privés espèrent bien jouer le rôle de jardiniers et faire disparaître les racines de Vivendi accrochées à l'opérateur national.

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