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Rançongiciel et ransomware : comprendre WannaCrypt

WannaCry made in Corée du Nord ? Accusation "absurde"


Sécurité : Accusée par l'administration Trump d'être le commanditaire de l'attaque par le ransomware WannaCry, la Corée du Nord dénonce une accusation sans fondement et "absurde".

 

Les échanges entre le régime de Pyongyang et l'administration américaine virent presque toujours à la surenchère, à la menace et aux provocations. Les Etats-Unis appellent à un soutien inconditionnel des autres Etats face à la Corée du Nord.

L'attribution de WannaCry au pays contribuera-t-elle à convaincre de la nécessité d'appuyer les demandes américaines ? Dans cette bataille d'influence, qui pourrait se traduire par un nouvel alourdissement des sanctions internationales, le régime coréen dément.

Un passif pour Pyongyang

Un porte-parole du ministère nord-coréen des affaires étrangères juge "absurde" l'accusation américaine. Cité par l’agence officielle nord-coréenne, il estime que ces déclarations sont motivées par "des arrière-pensées".

"Il s’agit d’une grave provocation politique de la part des Etats-Unis qui vise à entraîner la communauté internationale dans une confrontation avec la Corée du Nord, en ternissant l’image d’un pays digne et en le diabolisant" ajoute le représentant des affaires étrangères.

La Corée du Nord coupable idéal ? Des éléments entretiennent les soupçons et en particulier les liens présumés entre un groupe de pirates, Lazarus, et le régime. Celui-ci a en outre déjà été accusé d'attaques contre les Etats-Unis, en 2014 en visant Sony Pictures.

En octobre dernier, le ministre britannique de la sécurité accusait ouvertement la Corée du Nord d'être responsable de la diffusion de WannaCry. Lazarus serait son bras armé, mis également à contribution pour des attaques contre des sociétés privées de son voisin sud-coréen.

De forts soupçons sont donc possibles. Il en va sans doute autrement pour les certitudes. L'attribution des cyberattaques s'avère en effet complexe et les experts en sécurité rappellent les précautions d'usage à adopter en la matière.

D'autres Etats ont ainsi été régulièrement pointés du doigt pour leur implication présumée dans des attaques informatiques, à des fins politiques et/ou économiques. C'est le cas de la Russie et de la Chine.

Concernant le MacronLeaks, si la Russie faisait office de coupable désigné, l'Agence de sécurité française, l'Anssi, s'était montrée prudente. Son directeur, Guillaume Poupard, expliquait qu’au vu de la complexité de l’attaque, celle-ci pourrait même avoir été menée par une seule personne et non un groupe comme APT 28.

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1 réponse
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  • Que disent les réfugiés politiques nord-coréen?
    Tout le monde est plus heureux en Corée du Nord que nulle part ailleurs au monde...
    Petit bémol: la vaste majorité des citoyens ont toujours faim!

    ... Quand l'ignorance est une bénédiction!

    L'art des États-Uniens pour taper sur les chinois via un proxy est chose connue depuis longtemps.
    Pensons à Taïwan.
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